PortraitMARINA DH née le 9 juin 1968 à Gassin (Var), travaille sur la transgression humoristique, à travers l’appropriation systématique d’un objet de notre quotidien : le panneau de signalisation routière et ses dérivés. Il s’agît de jouer avec l’alphabet de forme, de couleur et de sens constitués par les codes de notre société moderne, dans le but de créer de nouveaux signes, de questionner nos références culturelles, de ludifier le banal ou de détourner une actualité trop souvent tragique.

Marina a obtenu une Maîtrise d’Art Plastique en 1990 à Faculté des Lettres et d’Art d’Aix en Provence sur le thème « détournement pour création du signal à l’œuvre ». En recherchant des panneaux dans les parcs de DDE de voirie afin d’y trouver sa matière première, elle découvre les graphismes anciens de ses derniers, commence une collection de panneaux rares et fait des recherches sur l’origine des signaux routiers en France. Ses contacts l’amène à travailler pendant plus de 15 ans dans le secteur de l’ingénierie routière (pour vivre son sujet de l’intérieur !).
Deux ouvrages paraitrons sur l’histoire de la signalisation en France, dont un aux Presses de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées.

Marina se consacre entièrement à sa démarche artistique depuis 2006, est à la Maison des Artistes depuis 2009 et a intégré le collectif Happy Art Contemporain en 2012.
Son support est tantôt métallique (le panneau lui même, réinventé), tantôt pictural (peinture, collage et/ou écritures sur toile), tantôt vectoriel (retouche d’image et illustration).

Trois séries ont évolué au fil de ses recherches :

– les toiles « Hommage à » (de 2006 à 2010) ; Ce sont des peintures acryliques sur toiles, hommages aux artistes du passé dont les créations originales sont un héritage. L’objectif est alors de revisiter par le signe les grands peintres et œuvres majeures de l’histoire de l’Art.

– les toiles « Made in », souvenirs de voyage effectués ou rêvés, toujours sous le signe des panneaux locaux.

– les toiles « Signs » et le détournement graphique de vrais panneaux de signalisation, où l’on voit apparaître d’autres signes contemporains tels que le QRcode, l’Arobase etc, qui constituent aujourd’hui l’essentiel de sa production. Le signal vient alors naviguer dans l’actualité du peintre et du monde qui l’entoure, il se réinvente, se multiplie, change de sens, laisse des messages et marque des évènements contemporains : il est l’élément perturbateur et le sujet principal d’un art « pannomaniaque ».

L'avenir

L’avenir

Mandela

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Palette

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